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05/05/2017

Chronique - The Book of Ivy

Auteur: Amy Engel
Édition: Lumen
Genre: YA, Dystopie
Parution: 2015
Pages: 341

      Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple. J’ai seize ans cette année et mon tour est venu. Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche ... Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.



Hello !

Comme vous avez pu le voir, nous avons choisi The book of Ivy pour cette nouvelle chronique commune et, le moins qu’on puisse dire, c’est que nos avis sur ce roman sont totalement opposés. Je vous laisse découvrir pourquoi un peu plus bas.

Dès les premières pages nous sommes plongés dans l’action, dans un moment intime de la vie d’Ivy, le jour de son mariage alors qu’elle n’a que seize ans. Pour ma part, les personnages m’ont laissé de marbre. J’ai trouvé Ivy totalement ennuyante, elle ne sait jamais quoi faire, elle est toujours obligée de s’en remettre à quelqu’un, prisonnière de son entourage, elle n’arrive pas à briser ses chaînes faisant d’elle un personnage totalement soumis. Bishop quant à lui est trop parfait, je l’ai trouvé distant, du coup je n’ai pas réussi à m’attacher. Pour Anaïs ce fut le contraire, elle a beaucoup aimé les découvrir au fur et à mesure. De son point de vue, ce sont des personnages mystérieux qu’on découvre au fil de la lecture, selon les choix qu’ils doivent faire et leurs réactions face à l'inattendu. 

Cependant, nous avons réussi à nous mettre d’accord sur deux points : le fait d’être plongées immédiatement dans l’action et celui de l’omniprésence de l’atmosphère dystopique. Pour ce dernier point, l’auteure ne nous donne pas clairement de description de son univers, cependant on trouvera de nombreux indices relatifs au mode de vie, aux mentalités et aux limites de la ville qu’ils doivent respecter. 
Toutefois, si Anaïs a réussi à être totalement plongée dans l’histoire, trouvant l’intrigue pleine de suspens par rapport aux décisions que devaient prendre Ivy, ce ne fut absolument pas mon cas. Pour ne rien vous cacher, j’ai fini le tome 1, néanmoins je n’ai pas eu le courage de lire le tome 2. Pour moi tout était trop prévisible. De plus, à suivre comme ça le quotidien d’Ivy et Bishop j’avais l’impression d’être ce genre de voisin qui passe son temps à épier le moindre de vos faits et gestes, ce qui m’a fait prendre conscience qu’il ne se passait rien dans leur vie. En fait, on ne fait que suivre le quotidien d’un jeune couple qui va finir par tomber dans une routine que j’ai trouvée mortellement ennuyeuse. 

Pour conclure, nous sommes toutes les deux d’accord pour dire que la fluidité d’écriture d’Amy Angel vous occupera pendant quelques heures. Comme vous avez pu le constater, nos avis sont totalement divergents, du coup pour savoir laquelle de nous deux à raison il ne vous reste plus qu’à lire The book of Ivy et à nous faire part de votre avis de lecteur. 


« Mais j’ai appris à la dure qu’on ne choisit pas la personne qu’on aime. C’est l’amour qui nous choisit, qui se fiche bien de ce qui est pratique, facile ou planifié. L’amour à ses propres projets et tout ce que nous pouvons faire, c’est le laisser agir à sa guise.»

2.5/5

17/04/2017

Chronique- Un appartement à Paris

Auteur : Guillaume Musso
Édition : XO
Genre : Thriller/romance
Parution : 2017
Pages : 471

« L’art est un mensonge qui dit la vérité… »   Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante. Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler. À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.   L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.   Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais. 



Hello !


Pour cette nouvelle chronique je vous emmène dans un univers que j’arpente au quotidien, aujourd’hui je vous embarque avec moi dans l’univers de l’art et, plus particulièrement celui de la peinture. Attrapez vos pinceaux, nous voilà partis pour une aventure haute en couleurs !

Commençons notre ébauche par les personnages, tout d’abord celui de Sean Lorenz, sans qui toute cette histoire ne serait pas arrivée. Il s’agît d’un peintre décédé, auquel appartenait l’atelier dans lequel Madeline et Gaspard vont devoir cohabiter. Pourquoi placer un peintre décédé dans les personnages principaux ? Et bien, justement parce qu’il est mort, pourtant il reste quand même un acteur à part entière de l’histoire, à travers le travail qu’il laisse derrière lui, à savoir ses toiles, mais également grâce à l’énigme qu’il a laissé. J’ai grandement apprécie la façon dont Guillaume Musso l’a inscrit au titre des artistes, j’avais vraiment l’impression que ce peintre avait existé, pourtant ce n’est pas le cas, l’auteur nous le mentionne clairement à la fin du roman dans les sources. Je trouve cela génial d’avoir réussi à rendre un personnage fictif décédé, bien «vivant» dans notre monde, c’est un procédé qui n’est pas évident pourtant, du moins en ce qui me concerne, Guillaume Musso à réussir à me faire croire que ce peintre avait réellement existé. Bien, revenons à la lecture, dès le départ, quand on commence à en apprendre plus sur Sean Lorenz j’ai eu l’impression que sa vie était une toile non achevée, comme s’il manquait un tout petit détail qui, une fois placé donnerai une dimension toute différente à sa vie. Pourtant lui même ne pourrait pas combler ce manque, il faudrait que d’autres personnes le fassent, c’est à ce moment qu’il devient intéressant de voir vivre ce personnage décédé, au travers de l’aventure que vont mené Madeline et Gaspard. Justement, eux qui sont-ils ? Tout simplement les deux personnages principaux qui vont devoir résoudre l’énigme Sean Lorenz. J’aimerai tout d’abord vous parler de Gaspard, dramaturge asocial, il passe la plus grande partie de sa vie loin du reste du monde, car il en a une vision assez noire, défaitiste, à cause de ses démons intérieurs qu’il transpose dans sa vision de la vie. Madeline quand à elle, est un ancien personnage de Guillaume Musso, apparue pour la première fois dans le roman L’appel de l’ange, dans lequel elle évolue comme fleuriste avant de rencontrer Jonathan Lempereur célèbre restaurateur, au côté duquel elle va vivre une aventure or du commun. Je ne vous cacherai pas que je n’avais pas beaucoup de souvenir du personnage de Madeline, néanmoins je trouve l’idée de reprendre un ancien personnage plutôt bien, cela permet d’encrer un peu plus, selon moi, son personnage dans le réel, lui donner une vraie consistance. Le personnage de Madeline est à l’opposé de celui de Gaspard, car, même si elle souffre à l’intérieur elle se bat parce que la vie en vaut la peine selon elle, alors que pour lui c’est tout l’inverse, il ne sert plus à rien de se battre, le mal étant déjà fait. Madeline apporte donc de la légèreté ainsi, que de la rapidité dans l’avancement de l’histoire qu’on n’aurait sans doute pas eu avec pour seul personnage principal Gaspard.
Au niveau du style d’écriture ce roman vous transportera, vous immergera totalement dans le monde de l’art, notamment grâce à de nombreuses références, passant de Pablo Picasso, à des graffeurs tels que Jonone, dont je vous glisse des images juste en dessous, pour vous monter la différence entre les deux.
























Je trouve qu’en plus d’être agréable, ces références nous permettent de nous enrichir visuellement, en nous faisans découvrir des artistes ou des œuvres que nous ne connaissions pas. La description des différents lieux ou évoluent nos personnages et aussi bien menée, j’avais vraiment l’impression d’être aux côtés des personnages dans les rues de Paris, reconnaissant non sans mal l’ambiance que l’on peut trouver dans notre capitale. C’est donc un roman fluide, que nous propose Guillaume Musso, de plus la légèreté de sa plume vous permettra une immersion totale dans l’enquête que vont mener Gaspard et Madeline.  

Cependant comme vous devez vous en douter, le roman n’est pas parfait car, malheureusement quand on a lu beaucoup de livres de ce même auteur (pour ma part, il me semble que je les compte tous à mon actif), on prend rapidement conscience que toutes ses histoires sont construites de la même façon. Nous avons des personnages torturés (ou ayant de graves problèmes dans leurs existences), ils vont faire une rencontre qui va bouleverser leur quotidien, les emmenant par la suite à un changement radical de leur vie, toujours pour le meilleur, ce qui nous donne une fin ou, tout va bien dans le meilleur des mondes. Une fin qui devient donc prévisible très rapidement, souvent avant même la moitié du roman. C’est ce que je reproche à Guillaume Musso, néanmoins je continus à lire ses romans parce que justement, je suis totalement sous le charme de sa façon de nous narrer les aventures de ses personnages, il arrive à me transporter totalement dans son univers, me faisant oublier que tout est prévisible, c’est ce que je trouve génial chez lui, sa capacité à nous faire oublier la simplicité de ses histoires. La rencontre entre Gaspard et Madeline m’a aussi un peu déçue, je m’attendais peut-être à quelque chose d’un peu plus mouvementé, bon après je suppose qu’il n’y a pas trente six façons de l’écrire, il fallait juste que ça arrive à un moment. 

Finalement, je n’ai pas été déçue par cette lecture, que je vous recommande si à votre tour vous voulez vous immerger dans une enquête haute en couleur, aux côtés de personnages plutôt attachants. Un seul bémol est à noter, vous risquez de vite deviner ce qu’il va se passer, mais ne serait-ce tout simplement pas, parce que vous êtes d’aussi bons enquêteurs que Madeline et Gaspard ? 


«- C’est la vie. Les artistes, c’est comme les enfants: c’est souvent ingrat.»

Note : 4/5


Lisa

11/04/2017

Chronique - Les étoiles de Noss Head (T.4 et 5 Origines)

Auteur : Sophie Jomain
Édition : France Loisirs
Genre :  Fantastique, Romance
Parution : 2015
Pages : 768 (Tomes 4 et 5)



Chaque fois que je croyais notre vie cousue de fil blanc, Leith et moi devions faire face à une nouvelle adversité, à une nouvelle attaque. J'en venais à me demander si, un jour, nous goûterions à la paix à laquelle nous aspirions. Personne ne mesure l'immensité de sa chance quand il affirme que son existence est monotone. Personne.
***

Le danger était aux portes de la cité. J'avais déjà affronté des tempêtes, mais celle qui venait vers nous était la pire de toutes. Un cataclysme, un fléau ... Pourquoi ne nous croyaient-ils pas ? La mort s'apprêtait à s'abattre sur eux. Bientôt le sang serait versé sur la terre des loups.




/!\ Cette chronique contient des spoilers


Hello hello,


        C'est parti pour une chronique brève et concise des deux derniers tomes des Etoiles de Noss Head. Vous m'excuserez pour ce manque d'inspiration flagrant mais il est à la hauteur de mon ressenti par rapport à l'épilogue de cette histoire. 

        En résumé, dans le tome 4 apparaissent de nouvelles espèces de vampires, les Strigoii, ainsi que des sorcières. Cela ouvre la voie à de nouvelles aventures qui compensent l'absence des personnages principaux, notamment Leith et Darius, tous deux ayant mystérieusement disparus. Hannah et leurs amis vont évidemment essayer de les retrouver. La partie où ils partent en Roumanie pour retrouver Darius est plutôt bien rythmée et intéressante. Cela nous permet aussi d'en apprendre plus sur l'histoire de Grigore et Pete. Cette immersion dans le passé de ces deux personnages permet d'alléger le récit et de développer leur histoire tout en leur donnant de la dimension, de la profondeur. Durant cette période "d'enquête" le suspens est au rendez-vous... quoique entaché par la pseudo-romance entre Grigore et Hannah. 
Cependant, cela n'est pas aussi facile de retrouver Leith puisqu'il n'a pas été enlevé par les mêmes personnes. Hannah va donc mener l'enquête aidée par la meute, la famille de Letih et les vampires pour enfin parvenir à obtenir plus d'informations quant à la localisation de ce dernier. On notera cependant que, cette fois encore, la collaboration entre les loups et les vampires est trop évidente. (Rappelons, juste pour mémoire, que ces deux clans sont censés se vouer une haine ancestrale). Après moult péripéties, Hannah parvient à trouver l'endroit où Leith serait détenu prisonnier, c'est à dire dans le cœur du Sutherland, terre hostile à Bonnie et à la famille de Leith car leur clan a en quelque sorte fait sécession pour cause de désaccord sur les règles de vie à adopter. On apprend alors que le chef de la communauté, Murdoch, est l'oncle de Bonnie. Encore une fois c'est un bon point de développer l'histoire personnelle des personnages secondaires. Cela permet d'approfondir le récit sans pour autant s'étirer en longueur sur les états d'âmes amoureux (plutôt inintéressants) des principaux protagonistes. A la toute fin du tome, Hanah parvient à retrouver son âme-sœur mais ... celui-ci ne se souvient absolument pas d'elle. Ahah vous ne vous y attendiez pas au coup de la perte de mémoire !? Et pourtant si, Sophie Jomain l'a fait ! Le pauvre ne sait même plus qui il est. Il ne se souvient pas de sa famille, de sa vie antérieure, ni de sa véritable identité.
Cette intrigue est doublée par le menace d'une attaque Strigoii en terre Sutherland. Ceux-ci sont des monstres hideux et extrêmement dangereux, dangerosité renforcée par leur invisibilité aux yeux de la plupart des gens (sauf d'Hannah évidemment).

Le tome 4 s'arrête sur cette note. Le tome 5 reprend sur la manière dont Hannah essaie :
1 - De persuader Leith de leur amour, de sa véritable identité. (blablabla)
2-  De convaindre Murdoch de la menace Strigoii ainsi que les moyens de protection à mettre en oeuvre. Cependant, celui-ci ne la croit pas car cette menace lui paraît improbable.


Pour ce tome 5 tout est TROP ! Leith tombe amoureux d'Hannah bien qu'il ne sache même plus qui il est et alors même qu'il est en couple avec une fille (fille qui est en fait la sœur de Philipp (vous savez le malade qui a essayé de tuer Hannah dans le tome 1 ... Ouais il fallait oser !) et qui a fomenté le coup pour se venger de la mort de son frère tué par Leith. (Vous me suivez toujours ?)) dont le nouveau lui est fou amoureux. En outre, ils parviennent à gagner un combat bien qu'il soit clairement en leur défaveur ... Bon pourquoi pas, à la rigueur ... Mais alors c'est quoi cette histoire d'amour entre Grigore et Hannah ? Mais qui, dans la vraie vie, a 50 mecs qui lui tournent autour sérieux ? Je sais que c'est un lieu commun dans les romans YA de penser que toutes les filles ont un parterre de prétendants en pâmoison devant elles, mais ce n'est pas la réalité !

Toutefois, retenons en point positif que certains coups durs arrivent (comme la mort d'Al) et qui rendent l'histoire un peu plus plausible et moins "monde des Bisounours". Leith ne retrouve pas la mémoire non plus, mais il retombe amoureux d'Hannah et le coup de foudre opère de nouveau ... (Il ne faut pas trop en demander non plus...)

Nota Bene : Nous sommes conscientes d'avoir eu la critique facile sur cette saga. Néanmoins, gardez en mémoire que notre but n'est pas de dénigrer l'auteur et son travail que nous ne serions sûrement pas capables d'effectuer. Nous apprécions le style de Sophie Jomain que nous avons trouvé fluide et agréable. La série des Etoiles de  Noss Head se lit facilement et rapidement et permet de passer un bon moment tout de même. Le fait est, nous ne pensons simplement pas être le public visé. Notre ressenti est qu'il s'adresse davantage à des lecteurs plus jeunes, qui apprécieront à sa juste valeur la romance et le côté fantastique de cette oeuvre. 


"Bats-toi. Le temps sur cette Terre nous est compté. Chaque minute écoulée est perdue, ce que tu aurais pu choisir de faire pour la combler et que tu n'as pas réalisé, également."


Note : 1.5/5

Anaïs & Lisa 

26/02/2017

Chronique - Les étoiles de Noss Head (T.3 Accomplissement)


Auteur : Sophie Jomain
Édition : France Loisirs
Genre :  Fantastique, Romance
Parution : 2015
Pages : 572



Je n'avais aucune idée du tour qu'allait prendre ma vie, absolument aucune. J'allais avoir 19 ans dans quelques jours et j'étais devenue ce que je n'aurais jamais dû être. Le destin m'avait surprise, j'étais magnifique, d'une allure renversante. J'aurais pu défier n'importe quelle reine de beauté, mais c'est bien tout ce qu'il me restait... Toute une vie dans la peau de quelqu'un que je n'étais pas, que je détestais. Et si je me trompais ? Et si tout pouvait redevenir comme avant ? Je ne le savais pas encore, mais tout allait être différent...



Hello !


      Aujourd'hui nous nous retrouvons pour le troisième tome des Étoiles de Noss Head. Comme vous le savez, ces tomes font parti des chroniques communes, pour le coup nous sommes vraiment tombées toutes les deux d'accord pour dire que ce tome là était d'une facilité de résolution déconcertante, en plus d'être d'un intérêt moindre, mais je vous laisse découvrir pourquoi un peu plus bas.

ATTENTION ! Si, vous n'avez pas encore lu les deux tomes précédents, ne lisez pas la chronique, sinon vous risquez de vous faire spoiler !

      Bien, maintenant que le message de prévention est passé, commençons. Donc, comme vous avez pu le lire dans l'introduction, nous avons trouvé ce tome bien trop facile dans la résolution des problèmes, surtout pour Hannah et, il faut bien le dire tous les vampires faisant parti de l'histoire en fait. Déjà, ils ne souffrent d'aucune contrainte, ils paraissent totalement humains, le soleil ne les affecte pas, ils peuvent cohabiter avec leurs ennemis sans vraiment entrer en guerre, même si les deux espèces ne s'aiment pas, elles cohabitent assez aisément, après ça, ce n'est qu'un détail. La seule chose qui vraiment peut les ennuyer, c'est une forte odeur corporelle d'un humain, par exemple Grigore, le meilleur ami de Darius, « ne supporte pas l'odeur d'Hannah », alors oui je mets des guillemets, parce que c'est la volonté de Sophie Jomain de nous présenter ça comme ça, pour ma part, je n'ai absolument pas ressenti le besoin de Grigore, ou même son envie de se nourrir du sang d'Hannah. Il a un self-control incroyable, bien sûr puisque c'est un gentil vampire. Parlons en justement d'Hannah et de sa nouvelle condition, elle vient tout juste de subir la transformation, qu'elle ne souhaitait absolument pas je le rappelle, pourtant elle arrive très bien à gérer ses émotions et ses envies, ne devenant pas une créature sanguinaire. Pour vous dire, elle arrive à sortir de chez elle, donc  croiser des gens mais, elle ne ressent aucune envie de les croquer, ce qui nous fait une contrainte en moins. Alors, l'autre chose qui nous a fait rire jaune, c'est que cette transformation n'est pas entière, Hannah n'est pas vraiment une vampire, serait-ce pour cela qu'elle ne croque pas les gens ? Je ne sais pas, nous pensons juste que si elle ne le devient pas entièrement, c'est parce que cela permet à Sophie Jomain de se ménager de nombreuses portes de sorties, ce que nous trouvons particulièrement insupportable puisque du coup les contraintes techniques et, des actions qui auraient pu être sympathiques à développer sont supprimées, au détriment de scènes dénuées d'intérêt.
Nous allons poursuivre avec le comportement de Leith que nous avons trouvé révoltant, car suite à la transformation d'Hannah, il décide de la quitter parce que pour lui, son âme sœur n'existe plus, elle est morte dès qu'elle a été mordu, bien sûr, c'est tellement plus simple de disparaître en temps de crise. Il décide du coup de se planquer dans la forêt qui borde la maison de Darius, il s'y cache sous sa forme de loup... Non ! Mais non ! Il ne fait pas du tout comme Jacob qui ne supporte pas le mariage de Bella et, s'enfuit sous sa forme de loup... C'est promis, dans cette chronique c'est la première et dernière fois que je vous citerai la ressemblance, je pense qu'on vous l'a assez répété dans les tomes précédents. Donc, où en étions nous ? Ah oui, Leith qui abandonne Hannah et, Darius qui va prendre soin d'elle, il va aussi lui apprendre à gérer sa nouvelle condition en lui enseignant tout ce qu'elle doit savoir, ou presque, sur sa nouvelle vie. Une fois qu'Hannah commence à se sentir un peu mieux, qu'elle se gère, devinez qui pointe sa truffe ? Je vous le donne en mille, notre cher Leith revient comme une fleur, en plus il ose dire à Darius qu'il n'a pas assez bien pris soin d'Hannah... Non mais, c'est quand même drôle, mais le pire selon nous, c'est qu'il parle d'Hannah comme d'une possession et qu'elle, elle n'hésite pas à se jeter à nouveau dans ses bras, bah oui, vous êtes marrants vous, il nous faut bien un happy end... Ou pas, parce que, ce n'est peut-être pas ça la fin... Je ne vous le dirais pas, à vous de le lire si vous voulez savoir.
Pour terminer cette partie, nous souhaitons aborder un point qui nous a particulièrement énervé, et il faut bien l'avouer qui est débile... Hannah va pouvoir retrouver son humanité ! Alors oui chers lecteurs sachez que si vous hésitez à devenir vampire, vous pourrez tester l'abonnement pendant une durée de neuf mois, cependant faîtes attention car passé ce délai vous ne pourrez plus jamais revenir en arrière et, vous devrez vivre avec votre choix pour l'éternité... Bon, je vous présente ma vision des choses quant à ce possible retour en arrière, mais je pense qu'Anaïs sera d'accord avec moi, parce que non mais sérieusement c'est quoi ce bazar ?! Soit on devient vampire, soit on ne le devient pas, ce n'est pas un état qu'on peut refuser à moins de se donner la mort mais là du coup, on n'en parlerai même plus. Pour ma part c'est précisément à ce moment là que j'ai commencé à réellement décrocher et, à perdre espoir quant à la suite des romans, parce que ça devient vraiment n'importe quoi.

      Du coup, là normalement je suis censée vous donner des points positifs que nous avons relevé dans le livre, cependant quand nous avons mis nos idées en commun, la seule chose de bien qui est ressortie, c'est que nous trouvions toutes les deux les personnages d'Hermance et Pierrick attachants, en plus de cela ils apportaient un vent de fraîcheur. Je ne vais rien ajouter, si ce n'est qu'au moins le roman vous occupera pendant quelques jours.


      Pour conclure, ce tome trois est un moyen de transition pour les deux suivants, toutefois tout se résout avec une facilité déconcertante, rendant la lecture prévisible et, quelque peu ennuyante.

"La vie est un vaste échiquier, petite fille, nous ne sommes que des pions."

Note : 1,5/5

Anaïs & Lisa 

25/01/2017

Chronique - Ce qui nous lie



Auteur : Samantha Bailly
Édition : Milady
Genre : Contemporain
Parution : 2013
Pages : 283


Alice a un don. Les liens entre les individus lui apparaissent sous forme de fils lumineux. Un phénomène inexplicable qu'elle met à profit pour démasquer les hommes infidèles. Mais au fond, Alice n'aspire qu'à retrouver une vie normale, celle du bureau, des collègues et des relations simples. Son nouveau poste dans un cabinet de recrutement semble lui offrir tout cela, et plus encore. Parmi les personnalités qui cohabitent dans l'open space, elle rencontre l'inaccessible Raphaël qui ne la laisse pas indifférente. Le seul dont Alice n'arrive pas à percevoir les liens.




- Mon avis - 

Alice change d'apparence et de personnalité au gré de ses conquêtes. Grâce à son don, elle peut voir les liens qui unissent les personnes. D'abord désarmée face à ce phénomène, elle apprend vite à s'en servir pour démasquer les hommes infidèles. Elle les séduit, puis envoie les preuves de leur infidélité à leurs compagnes. Cependant, Alice comprend qu'elle ne peut pas vivre comme cela éternellement pour des raisons financières comme psychologiques. Sa rencontre avec son nouveau patron dans les ressources humaines va chambouler sa vie. En effet, celui-ci n'a aucun lien. Du moins, Alice ne peut pas les percevoir ce qui va l'amener à se poser moultes questions à son sujet. Et si celui-ci avait aussi un don ?

L'originalité de ce livre réside dans la narration. Samantha Bailly nous entraîne dans le présent, le passé et le futur d'Alice au travers des différents chapitres. C'est un style peu courant qui permet de mettre en lumière des événements et d'en comprendre les causes et les conséquences. Cela développe également le suspens car lorsqu'on pense enfin découvrir le dénouement d'une intrigue, l'auteure nous ramène dans le passé pour nous raconter un autre pan de la vie des personnages. On aime ou on n'aime pas mais cela a l'avantage de rythmer le roman et d'introduire une dynamique narrative dans le récit. J'ai également beaucoup apprécié le style de l'auteure qui est très fluide, très poétique. Ça se lit très facilement et rapidement.

Pour en venir au fond, Ce qui nous lie aborde dans un style très léger les thèmes difficiles que sont le deuil, l'amour et l'amitié. En effet, Alice est très attachée à son ami d'enfance, Jonathan. Cependant ils ont perdu contact à cause d'un mode de vie différent et d'un amour non réciproque. D'autre part, Alice noue de nouvelles amitiés dans le cadre de son travail, des amitiés qui se révéleront être beaucoup plus durables et profondes que ce qu'elle aurait pu imaginer. 

Le plus intéressant dans ce roman reste néanmoins le cheminement d'Alice. On la voit se découvrir, se retrouver en quelque sorte. Elle apprend à se refaire confiance et à faire fi du passé pour mieux aller de l'avant. Elle comprend ce qui est bon ou non pour elle. Au début de l'histoire nous sommes face à une Alice brisée. Brisée par une rupture douloureuse, des événements antérieurs difficiles, la perte de sa grand-mère et un mode de vie dicté par la vengeance. Elle se sert de son don à mauvais escient. L’œuvre ne nous offre pas de réponse quant à la véritable origine de son don. Peut-être était-ce pour lui donner une nouvelle chance et pour lui permettre de s'en sortir.

Contrairement à de nombreuses personnes, je n'ai pas eu de réel coup de cœur pour ce roman même s'il offre une belle leçon de vie. On termine notre lecture en se disant que finalement rien n'est impossible et qu'il ne tient qu'à nous de changer les choses.


« Garder son confort et mentir, voilà la solution la plus répandue. Ne pas bousculer les habitudes, surtout pas. Mais chercher ailleurs ce qui manque, plutôt que de se demander simplement d'où ce manque peut bien provenir.»


3,5/5


Anaïs

13/01/2017

Chronique - Les étoiles de Noss Head (T.2 Rivalités)


Auteur : Sophie Jomain
Édition : France Loisirs
Genre :  Fantastique, Romance
Parution : 2013
Pages : 470


Pour moi, une nouvelle vie commençait : l'université à St Andrews avec Leith, mon petit ami loup-garou. J'avais espéré que le calme était revenu, que je vivrais ma première année de fac comme n'importe quelle jeune fille, ou presque. Douce utopie, rien ne se passe jamais comme on le voudrait. Il fallait qu'ils se fassent la guerre, c'était plus fort qu'eux. Leur haine ancestrale allait les pousser à bout. J'étais dépassée. Je n'en avais aucune idée alors, mais les forces qui devraient s'affronter allaient au-delà de tout ce qu'on peut imaginer. J'étais au moins sûre d'une chose : tôt ou tard, je paierais les pots cassés. Peut-être même que je ne m'en sortirais pas indemne.



      Nous revoilà avec la suite des aventures d'Hannah et Leith, cette fois l'action se passe à St Andrews où nos deux protagonistes poursuivent leurs études. Ce nouveau tome nous amène à rencontrer de nouveaux personnages, la meute d'une part et le Cercle de l'autre. En ce qui concerne la meute, elle n'a pas fait l'unanimité parmi nous puisque Anaïs a trouvé les personnages attachants bien qu'un peu stéréotypés. Pour ma part, j'ajouterai que la meute ne sert pas à grand chose dans l'avancée du livre, elle représente seulement une bande d'hommes à la testostérone débordante (en majorité) dont Sophie Jomain se sert pour résoudre facilement certaines situations. Pour ce qui est du Cercle, nous ne retiendrons qu'un seul personnage, Darius. Celui-ci prend de plus en plus d'importance au fil du récit. C'est un personnage très attachant mais aussi mystérieux qui se dévoile progressivement au fil de la série. Ces nouveaux personnages apportent beaucoup de fraîcheur et permettent de renouveler l'intrigue. De plus, Sophie Jomain garde ce style fluide et léger qui lui est caractéristique et qui permet une lecture rapide, agréable, qui ne demande pas beaucoup de réflexion. Les péripéties s'enchaînent avec rapidité sans qu'il n'y ait de longueurs. Il y a également certains secrets qui gagnent à être découverts.

Bien que cette lecture nous ait plu, il n'en ressort pas moins quelques points négatifs. Le déménagement d'Hannah à St Andrews et son entrée en Fac ne paraissent pas réalistes dans la mesure où tout est beaucoup trop simple. Même son bizutage se transforme en une occasion pour elle de briller ! Pareil pour ses cours, on ne ressent aucune difficulté. On sait qu'elle a beaucoup de travail, mais on n'a pas véritablement l'impression qu'elle peine à effectuer ses devoirs ou  à obtenir des bonnes notes. Cerise sur le gâteau, elle arrive à avoir une vie sociale très épanouie, ce qui de par notre expérience, est très peu compatible avec un grand investissement scolaire. 

Pour ce qui est de la relation entre nos deux personnages, elle est certes mignonne, mais Leith a un comportement beaucoup trop excessif/possessif vis à vis d'Hannah. Quant à elle, elle nous fait une crise de jalousie poussée à l'extrême qui n'a pas lieu d'être ce qui donne à la scène une tournure peu crédible, voire totalement ridicule. On penserait lire ce comportement cliché des filles jalouses qui pètent un câble pour pas grand chose.
L'autre problème rencontré est la prévisibilité de l'intrigue. Bien que les péripéties s'enchaînent à un rythme rapide, si on lit un minimum entre les lignes on comprend très facilement où veut en venir Sophie Jomain, ce qui gâche quelque peu la lecture. Cependant, il est fort possible que nous soyons toutes les deux un peu trop rodées aux séries fantastiques ce qui nous permet de deviner facilement la suite de l'histoire dans la mesure où le schéma et la maïeutique sont toujours similaires. 

Anaïs et moi avons eu quelques divergences en ce qui concerne la conclusion de ce tome. Selon elle, la fin est tirée par les cheveux car tout fonctionne normalement puis soudain un élément perturbateur vient s'ajouter de façon très impromptue. Pour ma part, cela a relancé ma curiosité pour les futurs tomes et j'ai trouvé intéressant qu'Hannah puisse changer de camp ...

En bref, ce tome apporte de nouveaux personnages intéressants et attachants  malgré une histoire qui tourne un peu en rond et des péripéties prévisibles. 



« Que pouvais-je bien faire ? Je les aimais tous, mais mes efforts pour les réconcilier seraient vains. Rien ne saurait jamais les rapprocher. Ils sont trop différents et surtout, ils aiment se battre, immodérément, outrageusement. Ils n’ont pas besoin de véritables raisons pour ça. »

 Note : 2,5/5

Anaïs et Lisa

Chronique - Outlander (T.1 Le Chardon et le Tartan)

 

Auteur : Diana Gabaldon
Édition : J'ai Lu 
Genre :  Fantastique, Historique
Parution : 2014 
Pages : 858


1945. Claire passe ses vacances en Ecosse, où elle s'efforce d'oublier la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front. Au cours d'une balade, la jeune femme est attirée par un mégalithe, auquel la population locale voue un culte étrange. Claire aura tôt fait d'en découvrir la raison : en s'approchant de la pierre, elle se volatilise pour atterrir au beau milieu d'un champ de bataille. Le menhir l'a menée tout droit en l'an de grâce 1743, au cœur de la lutte opposant Highlanders et Anglais. Happée par ce monde inconnu et une nouvelle vie palpitante, saura-t-elle revenir à son existence d'autrefois ?



      Comment vous expliquer sans vous faire fuir ? (ahah) Non plus sérieusement, Outlander c'est un gros coup de cœur. Pour ma part, j'ai totalement adoré cette histoire. Je n'ai pas été convaincue de suite car j'ai trouvé le début du livre un peu plat. Certes, on apprend à connaître les personnages mais ça traîne un peu en longueur. Au fil de notre lecture on se rend cependant compte que toutes ses informations ont leur importance et qu'elles sont nécessaires à la compréhension des évènements qui se déroulent par la suite. Quand tout est bien mis en place et que l'action commence à s’accélérer on ne peut plus lâcher notre bouquin.

        En ce qui concerne les personnages, j'ai adoré Claire. D'emblée, on compatit avec ce qui lui arrive et on se demande vraiment comment elle va faire pour sortir du pétrin dans lequel elle est. Cependant, elle gère tout ça très bien, elle n'a peur de rien et fait preuve d'un sang froid remarquable. J'ai aimé suivre son évolution. En effet, au départ son seul et unique but est de retourner à Craigh na Dun, afin de pouvoir rentrer chez elle, à son époque. Mais plus le temps passe et plus Claire perd cet objectif de vue au profit de nouveaux qui ne sont pas sans lien avec Jamie d'ailleurs. Bon, je ne vais pas m'étaler sur le personnage de Jamie. Dès le début de l’œuvre il m'a été très sympathique. C'est un personnage constant, qu'on apprend à aimer avec ses qualités et ses défauts. Il est sincère, loyal et plutôt attachant. Je l'aime beaucoup. Au-delà de ces deux personnages principaux, j'ai littéralement adoré les personnages secondaires qui sont tout sauf fades. Que ce soit Mme FitzGibbons, Murtagh Fraser, Dougal Mackenzie ou encore Jenny Murray, chacun a une personnalité qui lui est propre et qui est magnifiquement bien exploitée par l'auteure. Je les ai tous vraiment beaucoup appréciés. J'ai quand même une petite préférence pour Murtagh. C'est un personnage discret, taciturne mais qui a un grand cœur. On en apprend un peu plus sur son passé au cours de l'histoire et cela ne nous laisse pas de marbre.
En ce qui concerne Black Jack Randall, l'ancêtre de Frank, c'est un personnage détestable au plus haut point, mais encore une fois on ne peut que saluer le travail de Diana Gabaldon qui a su instaurer une certaine profondeur à son caractère. Randall ne se contente pas d'être un méchant, point barre. Je n'ai pu m'empêcher de me demander pourquoi il agit de la sorte, quelles en sont les raisons profondes. Les réponses ne nous sont pas fournies dans ce premier tome mais on a hâte de lire les prochains pour en découvrir un peu plus sur ce personnage même si on aurait tout aussi bien envie de le voir disparaître pour tout le mal qu'il a fait à Claire et Jamie.

        Pour moi, ce qui démarque véritablement ce livre des autres du même genre est le côté historique très prononcé. Les informations livrées sur l’Écosse, les Highlanders, ...sont véridiques. . On assiste également à quelques batailles et escarmouches qui rythment l'histoire. Il arrive de nombreuses péripéties aux différents personnages et je me suis maintes fois dis que je n'aurais pas du tout aimé me retrouver à leur place dans de tels moments. De plus, l'ambiance écossaise, si je peux appeler ça comme ça, est vraiment présente. Les habitudes de vie des Highlanders ainsi que leur manière de penser est vraiment  bien énoncée. Personnellement ça m'a donné envie de prendre un billet d'avion et de partir illico presto en Écosse.

        Toutefois, j'ai trouvé plutôt dommage que l'histoire souffre parfois de certaines longueurs. Je pense ici à la romance entre Claire et Jamie, plutôt évidente dès leur première rencontre. J'ai adoré leur histoire, le fait que Claire ne se jette pas tout de suite dans ses bras car elle est partagée entre son affection naissante pour Jamie et sa loyauté et son amour envers son mari, Frank, mais c'était un peu trop à l'eau de rose à mon goût.

        En bref, je vous le conseille vivement.  L'histoire est bien menée, on ne s'ennuie pas. C'est un roman passionnant, avec tout un côté historique que j'ai adoré. Les personnages principaux ne m'ont pas du tout énervés, pour une fois ! Bien au contraire je les ai adorés. Claire est une femme forte, indépendante. Jamie sait ce qu'il veut, il est intelligent, perspicace et très attentionné : le combo parfait.

A savoir :  Le Chardon et le Tartan est le tome 1 d'une longue série de livres. Chacun d'entre eux est un beau pavé d'environ 800 pages, donc si vous ne souhaitez pas vous lancer dans une longue saga, je ne vous la conseille pas forcément. Autrement FONCEZ ! ;)


 « La passion de Franck pour les histoires de famille était également à l'origine de ce choix des Highlands. Selon un de ces bouts de papier jauni qu'il traînait toujours avec lui, l'un de ses assommants ancêtres était venu se perdre dans ce trou pour une raison obscure vers le milieu du XVIIIe siècle... ou était-ce au XVIIe ? »


Note : 4.5/5


Anaïs 

Chronique - Animale (T.1 La malédiction de Boucle d'Or)


Auteur : Victor Dixen
Édition : Gallimard Jeunesse
Genre :  Fantastique, Romance
Parution : 2013
Pages : 400


1832. Blonde, 17 ans, orpheline, vit depuis toujours dans un couvent, entourée de mystères. Pourquoi les Sœurs l'obligent-elles à couvrir ses cheveux d'or et à cacher sa beauté troublante derrière des lunettes noires ? Qui sont ses parents et que leur est-il arrivé ? Quelle est la cause de ses évanouissements fréquents ? Blonde est différente et rêve de se mettre en quête de vérité. Alors qu'elle s'enfuit pour remonter seule le fil du passé, elle se découvre un côté obscur, une part animale : il y a au cœur de son histoire un terrible secret.



Aujourd'hui, je vous emmène en voyage non pas dans un autre pays puisque nous allons rester en France, je vous propose plutôt un voyage dans le temps, au XIXe siècle. 

Je connaissais déjà Victor Dixen pour ses autres séries comme Le cas Jack Spark que j'avais adoré, mais aussi Phobos que j'avais bien aimé. M'attendant à retrouver le même frisson que pour les autres, j'entamai avec enthousiasme ma lecture, mais ce ne fut pas concluant. 

Au niveau des personnages, je n'ai pas du tout aimé Blonde que j'ai trouvée molle, effacée, même si en avançant dans le roman elle se dévoile, elle change aussi de comportement, ce qui m'a encore plus énervée. Alors, je n'ai pas choisi le terme « énervée » par hasard, plus on avance dans le récit et plus on s'aperçoit que Blonde à « trop de trop » : parfaite physiquement et moralement, elle possède une beauté qui fait chavirer les cœurs, elle est gentille et la pauvre malheureuse a un passé plus que tourmenté. Abandonnée à la naissance dans un couvent, elle ne possède même pas de vrai prénom, puisque les sœurs l'ont surnommé Blonde à cause de ses cheveux. Elle se fait persécuter par les autres filles et surtout Bérénice, enfin bref vous avez compris le topo. Du coup, j'ai eu un vrai blocage avec elle, je ne suis pas arrivée à m'attacher, néanmoins je ne peux pas nier que c'est un personnage qui connaît une formidable évolution, passant d'une fille timide à quelqu'un qui osera se mettre en avant et qui gagnera en charisme. 
Ensuite, je voulais vous parler de Gaspard, pour moi c'est un personnage qui permet à Victor Dixen de résoudre facilement les problèmes que Blonde rencontre, bien que lui même en soit un. Dès le premier regard ils tombent amoureux. A partir de là,  toutes ses pensées, tous les gestes qu'il pourra faire se dirigeront vers Blonde, ce que personnellement j'ai trouvé pesant. Au final, Gaspard ne sert qu'à jouer les amoureux transi et résoudre les problèmes, c'est dommage de ne pas être aller plus loin avec lui. 
Pour en terminer avec les personnages, je vous parlerai de Gregorius qui incarne la facilité, de par le fait qu'il était prêtre, pleins de portes vont s'ouvrir à lui, il va aider Gaspard à résoudre les problèmes, sans rencontrer la moindre difficulté, les dénouements deviennent faciles ce qui nuit quelque peu à l'histoire. 
Volontairement j'ai choisi de ne pas vous parler des sœurs, ce n'est pas qu'elles soient inutiles, mais je n'ai pas énormément de choses à vous dire sur elles. Elles sont là, un coup pour aider, un coup dans la neutralité et un coup « ennemies », avec de gros guillemets puisqu'elles ne vont pas non plus bloquer Blonde à ce point.

Bien, maintenant parlons de Gaspard et Blonde, comme je vous l'ai dit, ils tombent amoureux au premier regard, au sens propre du terme, de là presque tout le récit va tourner autour de l'amour. Alors, je ne suis pas anti-histoire d'amour dans les romans c'est juste qu'il faut savoir comment les raconter pour ne pas qu'elles deviennent trop lourdes, d'ailleurs ici j'ai bien aimé celle de Gabrielle de Brance, alors que celle de Blonde m'a profondément ennuyée. La jeune fille se demande toujours ce que pense Gaspard d'elle et lui se demande si Blonde l'aime vraiment : rien de bien palpitant en soit.

Dernier point négatif, certains passages sont vraiment très longs, parfois je devais même revenir en arrière parce que je partais dans mes pensées et je ne savais même pas ce que j'avais lu, c'est vous dire. Le roman est donc divisé en quatre parties, qu'on lit à la suite. Au début de la quatrième, Victor Dixen fait un résumé des trois précédentes à travers Blonde qui tient un journal intime. J'ai trouvé cela complètement inutile, à quoi bon ? On vient juste de terminer les précédentes parties, il ne sert à rien de nous les rappeler.

        Un des gros points positifs de ce récit est le parti-pris qu'a choisi l'auteur au niveau de l'écriture. À travers des mises en abîmes, on se ballade dans le passé de Gabrielle de Brance par la lecture de lettres, témoignages, rapports de police... ça m'a presque donné l'impression de moi-même mener l'enquête. Ensuite, l'histoire de Victor Dixen est basée sur le conte de Boucle d'Or cependant, l'auteur l'a tellement reprise à sa sauce qu'on a presque l'impression que c'est une sorte de suite logique au conte, comme si c'était la vérité sur ce qui s'est réellement passé. D'ailleurs j'ai trouvé fort intéressante la malédiction du signe de l'ours qui peut transformer les êtres les plus doux en machines à tuer incontrôlables. C'est pourquoi plus on avance et, plus on assiste à la transformation d'un des personnages qui devient Animale, un être incapable de penser et seulement guidé par ses instincts primitifs. Ce changement de narrateur est un coup de génie qui nous permet de bien prendre conscience qu'être Animale ce n'est plus être humain. Cela marque la fin de l'évolution, la fin du personnage, qui ne garde de son ancien lui que son corps physique.

        Pour finir, je dirai que la façon qu'a Victor Dixen de nous raconter l'histoire est intéressante, sa reprise du conte de Boucle d'Or est vraiment bien pensée. Il est pourtant dommage que cette histoire soit alourdie par une histoire prévisible et lente. Les personnages sont creux, certains n'étant là que pour faciliter la quête de vérité de Blonde. Je sais que ce roman possède une suite mais je n'irai pas plus loin que le premier tome. Je mets quand même la moyenne à Animale qui m'aura occupée  pendant quelques jours. 

« Elle se rendait compte que le monde n'était pas seulement riche de milliers de paysages, mais aussi de milliers de visages qui lui restaient à découvrir »

Note : 2,5/5

Lisa

23/12/2016

Chronique - Les étoiles de Noss Head (T.1 Vertige)


Auteur : Sophie Jomain
Édition : France Loisirs
Genre :  Fantastique, Romance
Parution : 2012
Pages : 489

Hannah, bientôt dix-huit ans, était loin d'imaginer que sa vie prendrait un tel tournant. Ses vacances tant redoutées à Wick vont finalement se transformer en véritable conte de fée... puis en cauchemar. Sa petite vie tranquille, ses idées bien arrêtées, ses projets... tout va changer, brutalement. Elle devra affronter l'inimaginable, faire face à ce qu'elle n'aurait jamais pensé croire un jour, car les légendes n'en sont pas toujours... Leith ne s'attendait pas non plus à Hannah. Il tombe de haut, l'Esprit a choisi: c'est elle, son âme sœur. Pourra-t-il lui cacher sa vraie nature encore longtemps ? Osera-t-il lui avouer qu'il n est pas tout à fait humain ? Il n'a pas le choix, leur rencontre l'a mise en danger. Lui seul peut lui venir en aide. 

         
        Pour cette nouvelle chronique, je vous emmène sur les terres écossaises emplies de légendes et de mystères.
C'est en effet en Écosse que Sophie Jomain choisit d'ancrer son histoire, ce qui lui donne un énorme plus : ça fait du bien de changer d'air parfois. Si je vous dis ça, c'est parce que les livres YA (Youg Adult) que je lis se déroulent généralement en Amérique (pour ne citer que deux exemples connus : La Cinquième Vague de Rick Yancey ; Percy Jackson de Rick Riordan). Il est plaisant de changer de continent. Bien que ce changement soit positif, je reproche à Sophie Jomain de ne pas avoir davantage décrit les paysages qui entourent nos héros. L'autre point positif que j'accorde volontiers à Sophie Jomain est sa façon d'écrire, franche et fluide. Plus d'une fois je me suis prise à pouffer face aux mésaventures d'Hannah. Le fait d'écrire à la première personne du singulier apporte aussi du cachet car j'ai souvent eu l'impression d'être prise à parti, comme si le personnage se confiait à moi, c'est ce qui fait d'ailleurs la « force » des romans YA en général. Tout comme l'ironie et l'humour d'ailleurs qui sont deux choses qui permettent d'alléger et de rendre agréable ce genre de lecture.

      Après les éloges passons aux points négatifs du roman. Ils sont certes peu nombreux, mais ce n'est pas pour autant qu'il faut les passer sous silence . Dans un premier temps, j'aimerais vous parler des personnages, en commençant par Leith Sutherland, bon alors déjà, quelle idée de donner un nom pareil à un personnage !? Après cet effet de surprise, l'auteur enchaîne avec une description physique parfaite, son comportement est typique de celui de tous les héros dans ce genre de série, ce qui au final le rend très lisse. En le comparant à un autre personnage d'une très célèbre saga, dont je vous parlerai un peu plus tard, on est à même de percevoir tous ses mouvements à l'avance, ce qui enlève du suspens à la lecture. L'autre personnage principal est Hannah, que j'aimais beaucoup au début : fille raisonnable, son insouciance et ses maladresses la rendaient attachante. Cependant, plus on avance dans le récit et plus cette jeune fille devient insupportable : elle tombe amoureuse, toute sa réflexion et son intelligence s'envolent, elle ne pense plus qu'à une seule personne, son amoureux. Alors vous me direz qu'en lisant ce genre de livre il ne faut pas que je m'attende à grand chose, mais bien qu'elle tombe amoureuse était-elle obligée de devenir « gaga » pour autant ? Non je ne pense pas, si bien qu'à la fin j'avais envie de lui mettre des claques pour la réveiller. Les personnages secondaires quant à eux, remplissent leurs rôles, ils sont présents juste ce qu'il faut.
Je vous avoue que même si les personnages principaux ont tendance à m'énerver quelque peu, j'ai quand même hâte de savoir ce que leur réserve Sophie Jomain, parce que je n'arrive pas à imaginer quelles aventures ils vont pouvoir vivre dans les quatre prochains tomes et ça, ça m'intrigue.

      Dans un dernier temps, j'aimerais vous parler des similitudes avec Twilight la saga de Stephenie Meyer. Alors, je ne vais pas vous mettre tous les passages dont elle s'est « inspirée », d'une il y en aurait trop, de deux je préfère que vous vous fassiez votre avis. Simplement, j'ai pu relevé des détails comme le fait qu'Hannah a une odeur irrésistible ( à la fraise ) pour les créatures obscures, odeur qui n'est pas sans rappeler celle de Bella. Le comportement de Leith se rapproche très fortement de celui d'Edward, notamment dans le fait que tous les deux ont ce petit sourire en coin si craquant. Voilà, deux points, je n'irai pas plus loin, parce que sinon je risque de vous révéler des détails qui vous enlèveront le plaisir de la découverte.

      Pour conclure, cette lecture bien que prévisible m'a plu, le style de l'auteur lui permet d'ancrer ses personnages dans un décor bien placé pour mener son récit comme elle l'entend. Le fait de partir en Ecosse est pour moi un gros point positif, changeant agréablement des autres séries YA. Cette série comporte encore quatre tomes que je lirai très certainement parce que Sophie Jomain a réussi à piquer ma curiosité pour la suite des aventures d'Hannah et Leith.

« Tu sembles si convaincue de leur existence ! » Elle me regarda avec un sourire en coin.
« Et pourquoi ne le serais-je pas ? Certains croient en un Dieu qu'ils n'ont jamais vu. »

Note : 3/5

Anaïs et Lisa


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